Engagée pour la première fois en Formule 1 cette saison, Cadillac savait que son entrée dans la discipline reine du sport automobile serait semée d’embûches. Si l’écurie américaine occupe logiquement le fond de grille après les onze premières manches du championnat, son directeur Graeme Lowdon estime que les bases d’un projet ambitieux sont en train d’être posées. Malgré des résultats encore modestes et des problèmes de fiabilité à répétition, le Britannique se montre fier du travail accompli et assure que Cadillac ne s’est pas lancée en F1 pour jouer un simple rôle de figurant.
Cadillac a rejoint le plateau en tant que onzième équipe du championnat 2026, avec le défi colossal de construire une structure de toutes pièces afin de rivaliser avec des organisations installées depuis parfois plusieurs décennies.
Comme attendu, la formation américaine a passé la première moitié de saison aux dernières places de la hiérarchie, le temps d’appréhender les exigences d’une discipline aussi compétitive que la Formule 1.
À ces difficultés naturelles se sont ajoutés de nombreux problèmes de fiabilité. Lors des sept derniers Grands Prix, Cadillac a en effet enregistré six abandons, freinant encore davantage sa progression.
Malgré ce contexte délicat, Graeme Lowdon préfère retenir les progrès accomplis depuis le début de l’année.
“Cette première moitié de la toute première saison de Cadillac en Formule 1 a représenté un immense défi, mais aussi un défi extrêmement gratifiant pour toutes les personnes impliquées,” confie-t-il à RN365.
“Faire entrer une nouvelle équipe en Formule 1 est une tâche énorme. Je l’ai déjà dit à de nombreuses reprises : la Formule 1 est le plus grand sport collectif au monde.”
“Ce qui la rend vraiment unique, c’est que toutes les équipes sont sur le terrain en même temps. Vous êtes donc directement comparé aux meilleurs du monde.”
Lowdon souligne également l’expérience des équipes contre lesquelles Cadillac doit immédiatement se mesurer.
“Toutes ces équipes disposent d’une expérience incroyable et le niveau de compétition est extrêmement élevé. En qualifications en Hongrie, nous n’étions qu’à quelques dixièmes de Williams, une équipe qui évolue en Formule 1 depuis très longtemps.”
Des évolutions permanentes, mais une envie constante de progresser
Tout au long de cette première saison, Cadillac a régulièrement introduit des évolutions sur sa monoplace afin de réduire progressivement son retard sur la concurrence. Pour Lowdon, cette recherche permanente de performance fait partie de l’ADN même de la Formule 1.
“En termes de ce que nous avons accompli, la Formule 1 a une sorte de malédiction : on n’est jamais satisfait,” explique-t-il.
“On en veut toujours davantage. On cherche toujours à progresser. Chaque élément que nous analysons nous montre que nous devons progresser, que ce soit la voiture, ses performances, notre manière d’exploiter nos systèmes ou tout le reste.”
“Mais il faut bien partir de quelque chose. Personnellement, je pense que toutes les personnes de l’équipe ont réalisé un travail exceptionnel pour en arriver là où nous sommes aujourd’hui.”
“Je sais que tout le monde est extrêmement fier de représenter le nom Cadillac et nous voulons faire progresser cette équipe jusqu’au niveau auquel nous pensons qu’elle peut parvenir.”
“Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration”
Si Cadillac n’en est qu’aux premiers chapitres de son histoire en Formule 1, son patron assure que les ambitions sont déjà clairement définies.
“Nous avons déjà dit à plusieurs reprises que nous avions de grandes ambitions pour cette équipe,” rappelle Lowdon.
“Ce n’est pas de l’arrogance. C’est simplement la volonté d’apporter quelque chose de nouveau à la Formule 1.”
“Nous ne voulons pas simplement être là pour faire de la figuration. Mais nous avons aussi un profond respect pour le défi qui nous attend et nous savons que cela demande du temps.”
Pour illustrer cette vision à long terme, Lowdon conclut avec une image parlante.
“On ne peut pas tirer un coup de canon depuis une cabane. Il faut d’abord construire des fondations. Des fondations solides. Et c’est exactement ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui.”

