Une situation sans issue évidente pour le pilote espagnol
Le début d’ère 2026 s’annonce particulièrement compliqué pour Carlos Sainz. Et selon Martin Brundle, la situation du pilote espagnol chez Williams pourrait rapidement devenir problématique faute d’issue crédible.
Arrivé chez Williams après son départ de Ferrari à la fin de la saison 2024, Sainz s’était engagé sur le long terme avec l’espoir de profiter pleinement du changement de réglementation moteur en 2026.
Mais la réalité est tout autre. L’écurie de Grove a le bon moteur de référence, le Mercedes, mais a connu un début de cycle très difficile : absence lors du shakedown de Barcelone en raison de problèmes aux crash-tests FIA, monoplace en surpoids estimée à 20 kg, et performances globales en retrait.
Malgré deux points inscrits par Sainz, Williams figure parmi les équipes les moins compétitives du plateau, devant seulement Cadillac et Aston Martin.
Dans ce contexte, la question d’un éventuel départ se pose si la situation ne s’améliore pas rapidement. Mais pour Brundle, les options sont extrêmement limitées.
“Où Carlos pourrait-il aller ?” s’interroge-t-il.
“Il est passé par McLaren, par Red Bull via Toro Rosso à l’époque, par Renault aussi, Ferrari et maintenant Williams.”
Le Britannique souligne également l’absence de baquet disponible chez Mercedes, l’une des rares équipes compétitives qui ne l’a pas fait rouler en F1.
“C’est difficile de savoir où il pourrait aller pour trouver mieux, sans revenir dans des équipes où, pour une raison ou une autre, il n’a pas été conservé.”
Brundle se montre néanmoins empathique envers Sainz, qu’il décrit comme un pilote combatif.
“C’est vraiment difficile pour lui. J’ai de la peine, parce que même s’il n’a peut-être pas le talent absolu d’un Verstappen et consorts, c’est un battant. Il est comme son père : infatigable.”
“Certaines de ses victoires ont été absolument remarquables. Ce serait dommage de le perdre dans le peloton.”
“Il est dans une situation compliquée, car il a déjà piloté pour près de la moitié des équipes de la grille.”
Dès lors, l’avenir de Sainz pourrait dépendre d’un concours de circonstances.
“À moins qu’une opportunité ne s’ouvre de manière inattendue, à moins que Red Bull ait soudainement besoin de quelqu’un parce que Max décide de partir faire du GT ou du sim racing pendant un an ou deux, je ne vois pas vraiment ce qu’il pourrait faire,” conclut Brundle.
De son côté Riccardo Patrese ne voit pas non plus vraiment de moyen pour Sainz de se sortir de sa situation s’il le souhaitait.
“À la fin de l’année dernière, il était brillant. Il a ramené Williams à un niveau qu’elle n’avait pas atteint depuis des années. Maintenant, il est peut-être mécontent et pense que la voiture et l’équipe ne sont pas au mieux de leur forme. Mais s’il veut partir, où peut-il aller ? Il est difficile d’imaginer un retour chez Ferrari, et il lui est difficile de trouver une place chez McLaren car ils ont deux bons pilotes. Quant à Mercedes, c’est hors de question.”
“Quitter une équipe comme Williams n’aurait donc aucun sens. Il pourrait peut-être aller chez Red Bull, mais ils perdent tous leurs éléments clés et, au final, ils risquent d’être encore moins performants que Williams. Sa situation est loin d’être facile en ce moment.”
“Mais je pense que Williams a prouvé l’an dernier qu’ils progressent réellement. Ils ont un bon moteur, car c’est un moteur Mercedes.”
“Ils ont pris du retard car ils n’ont pas pu effectuer les essais à Barcelone, mais nous verrons à la fin du mois si, après cette pause forcée, ils seront capables de présenter une meilleure voiture.”
Interrogé sur sa conviction que son ancienne écurie, Williams, peut progresser, Patrese a répondu : “Je l’espère, d’autant plus qu’en tant que pilote Williams, cette écurie compte beaucoup pour moi. Williams restera toujours une écurie importante à mes yeux.”
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